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(Ma fiancée, (René-François Sully Prudhomme خطيبتي

Discussion in 'poésie française' started by ibrahim, 16/3/14.

  1. ibrahim

    ibrahim عضو



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    (Ma fiancée, (René-François Sully Prudhomme خطيبتي.



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    الزوجة، الرفيق لقلبي،
    وعد بلدي عذاب الشباب
    أنا لا أعرف، لكنني أعرف أنها ولدت؛
    تتنفس في الوقت المناسب.


    عمره واجباته هي حياته الضيقة؛
    غرفته هي الزاوية تبرد قليلا؛
    فإنه يأخذ الدرس جيدا وتعرض على التوالي،
    والدته ليس بعيدا ابدا.




    Ma fiancée.


    L'épouse, la compagne à mon cœur destinée,
    Promise à mon jeune tourment,
    Je ne la connais pas, mais je sais qu'elle est née ;
    Elle respire en ce moment.


    Son âge et ses devoirs lui font la vie étroite ;
    Sa chambre est un frais petit coin ;
    Elle y prend sa leçon, bien soumise et bien droite,
    Et sa mère n'est jamais loin.


    Ma mère, parlez-lui du bon Dieu, de la Vierge
    Et des saints tant qu'il lui plaira ;
    Oui, rendez-la timide, et qu'elle brûle un cierge
    Quand le tonnerre grondera.


    Je veux, entendez-vous, qu'elle soit grave et tendre,
    Qu'elle chérisse et qu'elle ait peur ;
    Je veux que tout mon sang me serve à la défendre,
    ہ la caresser de tout mon cœur.


    Déjà dans l'inconnu je t'épouse et je t'aime,
    Tu m'appartiens dès le passé,
    Fiancée invisible et dont j'ignore même
    Le nom sans cesse prononcé.


    ہ défaut de mes yeux, mon rêve te regarde,
    Je te soigne et te sers tout bas :
    « Que veux-tu ? Le voici. Couvre-toi bien, prends garde
    Au vent du soir, et ne sors pas. »


    Pour te sentir à moi je fais un peu le maître,
    Et je te gronde avec amour ;
    Mais j'essuie aussitôt les pleurs que j'ai fait naître,
    Implorant ma grâce à mon tour.


    Tu t'assiéras, l'été, bien loin, dans la campagne,
    En robe claire, au bord de l'eau.
    Qu'il est bon d'emporter sa nouvelle compagne
    Tout seul dans un pays nouveau !


    Et dire que ma vie est cependant déserte,
    Que mon bonheur peut aujourd'hui
    Passer tout près de moi dans la foule entr'ouverte
    Qui se refermera sur lui,


    Et que déjà peut-être elle m'est apparue,
    Et j'ai dit : ! La jolie enfant ! »
    Peut-être suivons-nous toujours la même rue,
    Elle derrière et moi devant.


    Nous pourrons nous croiser en un point de l'espace,
    Sans nous sourire, bien longtemps,
    Puisqu'on n'oserait dire à la vierge qui passe :
    ش Vous êtes celle que j'attends. »


    Un jour, mais je sais trop ce que l'épreuve en coûte,
    J'ai cru la voir sur mon chemin,
    Et j'ai dit : « C'est bien vous. » Je me trompais sans doute,
    Car elle a retiré sa main.


    Depuis lors, je me tais ; mon âme solitaire
    Confie au Dieu qui sait unir
    Par les souffles du ciel les plantes sur la terre
    Notre union dans l'avenir.


    ہ moins que, me privant de la jamais connaître,
    La mort déjà n'ait emporté
    Ma femme encore enfant, toi qui naissais pour l'être
    Et ne l'auras jamais été.




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